VPH
(virus du papillome humain)

C'est quoi?

Le virus du papillome humain, également appelé VPH, est l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente. Les jeunes sont particulièrement touchés par le VPH puisqu’il se transmet surtout dans les premières années de l’activité sexuelle.

Il existe plusieurs types de VPH, et tous ne se manifestent pas de la même façon ou au même endroit.

Le VPH se transmet au cours d’une relation sexuelle avec ou sans pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus, mais aussi à l’occasion d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée (qui a des lésions ou non).

Quels en sont les symptômes et les complications possibles?

La plupart du temps, l’infection au VPH ne provoque aucun symptôme.

Les symptômes, s’ils se manifestent, peuvent comprendre :

  • Condylomes : Ce sont de petites bosses ressemblant à des verrues qui se trouvent sur les organes génitaux, autour de l’anus et, plus rarement, dans la bouche. Ils sont parfois accompagnés d’irritations et de démangeaisons.
  • Infection au col de l’utérus : Non visibles à l’œil, des lésions se développent au col de l’utérus. Certaines lésions peuvent devenir cancéreuses.

Quels sont les tests et les traitements possibles?

Selon le type de VPH à détecter, deux méthodes existent :

  • VPH causant des condylomes : Examen physique lorsqu’il y a des lésions apparentes. En l’absence de lésion, le médecin ne pourra pas poser de diagnostic.
  • VPH causant des lésions cancéreuses : Chez la femme, la détection se fait lors du test de Pap (cytologie du col de l’utérus), effectué au cours d’un examen gynécologique. Ceci permet de dépister les lésions précancéreuses ou le cancer du col de l’utérus, et non l’infection au VPH elle-même.

La plupart du temps, les condylomes ou les lésions au col de l’utérus disparaîtront d’eux-mêmes dans un délai de 18 mois. La disparition des condylomes ne veut cependant pas dire que l’infection est disparue.

Pour les personnes chez qui l’infection ne disparaît pas spontanément, il n’y a, présentement, aucun traitement pour éliminer le VPH. On peut seulement s’attaquer aux manifestations. Pour traiter les condylomes, plusieurs traitements sont possibles (p. ex., application de produits chimiques, traitement au laser, la cryothérapie [détruire les tissus avec de l’azote liquide], etc.). Des traitements existent également pour éviter l’apparition d’un cancer.

Mais comment éviter que ça m’arrive?

Pour les filles, un vaccin contre les types les plus courants de VPH est maintenant disponible. Il suffit de s’informer auprès d’une infirmière ou d’un médecin. Le vaccin contre le VPH protège uniquement contre certains types de VPH et n’offre aucune protection contre les autres ITS.

Comme les symptômes peuvent prendre beaucoup de temps avant de se manifester, il est important pour les filles de se soumettre régulièrement à un test de Pap, selon les recommandations de leur médecin.

Lorsque tu as des relations sexuelles, il est important d’utiliser un condom avant tout contact génital, et ce, jusqu’à la fin de la relation sexuelle, et ce, même si tu es vaccinée. Toutefois, la transmission demeure possible pour les zones infectées qui ne sont pas couvertes par le condom (p. ex., testicules, périnée).

Si tu as eu des contacts sexuels non protégés, consulte un médecin ou une infirmière.